4e table ronde

Cités imaginaires ou cités à la dérive ?

Cette table ronde est malheureusement annulée.

« Les villes ne sont rien d’autre que la forme du temps », écrivait volontiers Italo Calvino dans ses Villes invisibles. Que serait une cité sans imaginaire ? Sans les récits qui la racontent, sans les dessins qui la représentent, sans les images qui la rendent désirable ou répulsive ?

Pourquoi ne pas ouvrir le champ des possibles et solliciter le regard des artistes, des écrivains et des bédéistes, des vidéastes et des architectes qui aiment rêver la ville autrement ? Alger, par exemple, dans la mémoire coloniale d’une « Maison indigène » revisitée, réinventée, où s’esquisse une architecture du passé, au présent, où se croisent notamment Camus et Le Corbusier.

Voici une invitation au voyage parmi ces cités imaginaires qui peuplent nos regards, une traversée en images de ces villes-ports que la Méditerranée relie et en même temps sépare…

La mer, la mer toujours recommencée, si chère à Paul Valéry, qui inspire de nouvelles formes urbaines, et pourquoi pas une « métropole sensible », qui s’étirerait de Gênes à Barcelone, en passant par Nice, Marseille et Montpellier, vision latérale et littorale qui change du regard vertical et surplombant de tant d’aménageurs. Cités imaginaires ou cités à la dérive ?…

Table ronde animée par Thierry Fabre, Rencontres d'Averroès
dimanche 22 nov. 2020, 11h
La Criée, grand théâtre

Les intervenant·e·s

© Margot Montigny

Katia Kameli

Artiste et réalisatrice.

La pratique de Katia Kameli, artiste et réalisatrice franco-algérienne, repose sur une démarche de recherche : le fait historique et culturel alimente les formes plurielles de son imaginaire plastique et poétique. Elle se considère comme une « traductrice ». La traduction n’est pas un simple passage entre deux cultures ni un simple acte de transmission, mais fonctionne aussi comme une extension de sens et de formes. L’acte de traduction déconstruit la relation binaire et parfois hiérarchique entre la notion d’original et de copie. Une réécriture des récits apparait au sein de son travail. Elle met en lumière une histoire, globale, faite de frontières poreuses et d’influences réciproques afin d’ouvrir une voie réflexive et génératrice d’un regard critique sur le monde. Katia Kameli est diplômée de l’École Nationale des Beaux-Arts de Bourges et a suivi le post-diplôme le Collège-Invisible à l’École Supérieure d’Arts de Marseille. Son travail a trouvé une visibilité et une reconnaissance sur la scène artistique et cinématographique internationale et a été montré lors d’expositions personnelles : The Algerian Novel, Kalmar Konstmuseum, Kalmar (2020), She Rekindled the vividness of the past , Kunsthalle Münster, Münster (2019), Ya Rayi, Centre d’art La Passerelle, Brest (2018), À l’ombre de l’étoile et du croissant, Centre régional de la photographie Hauts-de-France, Douchy-les-Mines (2018) ; Stream of Stories, chapitre 5, Biennale de Rennes (2016) ; What Language Do You Speak Stranger?, The Mosaic Rooms, London (2016) ; Taymour Grahne Gallery, New York (2014). Elle a également participé à de nombreuses expositions collectives et prépare actuellement une exposition au Frac Paca à Marseille.

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