Des relations entre les sexes fondées sur des pratiques et des mouvements de contestation ?

© Nicolas Serve

Rencontre modérée par Thierry Fabre

Avec :
Zeynep Direk, philosophe, spécialiste des questions féministes à l’université Koç, à Istanbul.
Mohamed Kerrou, anthropologue, professeur à l’université de Tunis.
Ghania Mouffok, journaliste et essayiste. Elle mène une recherche sur trois générations de femmes algériennes et sur la place du corps des femmes dans l’espace public.
Leïla Tauil, philosophe, résidente à l’IMéRA dans le cadre de la Chaire Averroès, chargée de cours au département d’arabe de l’Université de Genève.

Les textes, sacrés comme profanes, les imaginaires et les valeurs guident ou orientent
sans doute une part non négligeable des relations entre les sexes dans les sociétés
méditerranéennes. Mais qu’en est-il des pratiques ? De l’inventivité des sociétés et de
leurs acteurs, de la capacité des individus – et des jeunes générations en particulier–
à contourner les interdits et à vivre leur liberté, par exemple à travers une sexualité
hors mariage ou dans des relations entre même sexe ?
Qu’est-ce qui se joue aujourd’hui entre les sexes et les genres dans les sociétés
méditerranéennes ? Quels premiers bilans tirer des mouvements de contestation
politiques et sociétaux, notamment du mouvement LGBTQI ? Sont-ils en train de
changer profondément la donne ? Comment évoluent les formes de violence, singulièrement
les violences intraconjugales ? Où en est-on de la répression des pratiques
sexuelles considérées comme « déviantes », selon la norme ? S’agit-il de violences
exercées au nom de références religieuses ou à partir de pouvoirs autoritaires ?

7 novembre 2018
1 min.

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